Principes de contrepoint : la pratique actuelle du contrepoint

 

Au-delà des formes contrapuntiques précédemment décrites, aucune étude du contrepoint ne peut se prétendre complète si elle ne s’attarde pas à son utilisation dans la pratique de tous les jours. Même le musicien qui ne projette pas d’écrire, un jour ou l’autre, une fugue, doit réaliser les bénéfices découlant de la pratique du contrepoint :

 

  • Une attention accrue aux voix intérieures en général.
  • Une habileté à concevoir, dans les travaux d’orchestration ou d’arrangement, des voix secondaires plus vivantes et plus accrocheuses.
  • Une habileté à écrire une musique de chambre de qualité supérieure grâce à une répartition sophistiquée, entre les diverses voix, du matériel le plus intéressant.
  • Une maîtrise supérieure d’une plus grande variété de techniques de transition et de développement, peu importe la forme musicale impliquée.
  • Une compréhension et une appréciation plus profonde des oeuvres contrapuntiques représentatives des diverses époques.

 

LE CONTREPOINT DANS DES FORMES NON POLYPHONIQUES

 

La transition

 

L’importance du contrepoint, dans les transitions, vient du fait que de par sa nature, il encourage le chevauchement : les phrases ne commencent et ne finissent pas toujours en même temps. Grâce au chevauchement, les articulations entre les sections sont moins apparentes.

 

L’adoucissement des carrures

 

Comme nous venons de le mentionner, la pensée contrapuntique encourage le chevauchement. Le souci de maintenir l’intérêt dans au moins une voix, même lorsque les autres voix réalisent un mouvement cadentiel, favorise un phrasé plus riche et atténue la carrure de la forme.

 

Le développement

 

Le développement vise à présenter du matériel déjà exposé sous un éclairage renouvelé, ce qui favorise à la fois l’unité et la variété. Une des meilleures façons d’y arriver consiste, comme dans la fugue, à recombiner des motifs familiers pour produire de nouvelles lignes. De plus, une sensibilité fine aux diverses transformations motiviques et à leur degré de distance par rapport aux formes originales permet de tirer le maximum de richesse du matériel.

 

La variation

 

Dans le cas de la variation, le contrepoint suggère deux applications particulières :

 

  • D’abord, les techniques d’élaboration intervallique apprises avec la troisième espèce correspondent assez fidèlement à la technique classique de la variation ornementée, alors qu’on complète et qu’on enrichit les notes saillantes du thème.
  • Ensuite, l’ajout de contrepoint représente une des meilleures façons de réutiliser le matériel dans un nouveau contexte.

Table des matières

Présentation

 

Préface

  • Introduction
  • L’enseignement du contrepoint
  • Le cadre stylistique

 

La ligne

  • La conduite des voix
  • Le contour
  • La ligne composée
  • L’accentuation
  • La structure mélodique et l’ornementation
  • Motifs et cohérence
  • Les lignes neutres

 

L’harmonie

  • La richesse
  • La définition harmonique
  • La modulation

 

Les relations entre les voix

  • La classification des textures contrapuntiques
  • Le contrepoint renversable : un cas particulier
  • Le contrepoint et l’orchestration

 

Le contrepoint instrumental

  • L’étendue des registres
  • Les croisements de voix
  • Les idiomes et motifs propres aux instruments

 

Les formes contrapuntiques

  • La fugue
  • Le canon
  • La passacaille et la chaconne

 

La pratique actuelle du contrepoint

  • Le contrepoint dans des formes non-polyphoniques

 

Conclusion, Remerciements, Bibliographie